

par Simon Bodych
Mis à jour le 31 août 2026
10 min de lecture
Connaître les jours fériés 2026, ce n’est pas un détail de calendrier. Pour une entreprise, ça change la planification des équipes, les délais de recrutement, les livraisons et parfois le chiffre d’affaires d’une semaine entière. Pour un salarié, ça pèse sur les congés, la paie, les RTT et les fameux ponts. Pour un candidat, ça peut expliquer un silence radio de dix jours sans que personne ne l’ignore volontairement.
La France compte 11 jours fériés légaux au niveau national. À cela s’ajoutent des particularités locales, surtout en Alsace et en Moselle. Autre point souvent mal compris, un jour férié qui tombe un samedi ou un dimanche n’est généralement pas récupéré le lundi. Résultat, selon les années, vous gagnez beaucoup en jours de repos… ou presque rien. En 2026, le calendrier est plutôt correct, avec plusieurs dates bien placées, mais aussi deux fériés “perdus” le week-end.
Cet article fait le point de façon concrète. Vous y trouverez le calendrier complet des jours fériés 2026, les règles essentielles en droit du travail, les différences selon les secteurs, les spécificités régionales et des conseils utiles pour organiser vos congés, vos recrutements ou vos rendez-vous professionnels.
Voici les 11 jours fériés reconnus sur l’ensemble du territoire français en 2026.
| Jour férié | Date | Jour |
|---|---|---|
| Jour de l’An | 1er janvier 2026 | Jeudi |
| Lundi de Pâques | 6 avril 2026 | Lundi |
| Fête du Travail | 1er mai 2026 | Vendredi |
| Victoire 1945 | 8 mai 2026 | Vendredi |
| Ascension | 14 mai 2026 | Jeudi |
| Lundi de Pentecôte | 25 mai 2026 | Lundi |
| Fête nationale | 14 juillet 2026 | Mardi |
| Assomption | 15 août 2026 | Samedi |
| Toussaint | 1er novembre 2026 | Dimanche |
| Armistice 1918 | 11 novembre 2026 | Mercredi |
| Noël | 25 décembre 2026 | Vendredi |
Le calendrier 2026 offre plusieurs opportunités intéressantes. Le 1er mai et le 8 mai tombent tous deux un vendredi, l’Ascension reste fixée au jeudi, le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte prolongent naturellement le week-end, et Noël arrive un vendredi. En revanche, l’Assomption tombe un samedi et la Toussaint un dimanche, ce qui réduit le total de jours réellement “gagnés” pour beaucoup de salariés.
En clair, 2026 favorise surtout ceux qui savent anticiper. Une journée bien posée au bon moment peut transformer un simple férié en vraie coupure de 4 jours. Dans certaines entreprises, cette stratégie se prépare très tôt, parfois dès janvier.
Le système français paraît simple sur le papier, mais il réserve quelques pièges. Beaucoup de salariés, et même certains managers, pensent qu’un jour férié signifie automatiquement jour non travaillé et payé. Ce n’est pas toujours vrai.
Le point le plus important concerne le 1er mai. C’est le seul jour férié légalement chômé et payé pour la grande majorité des salariés. Pour les autres dates, il faut regarder les règles applicables dans l’entreprise. Dans un siège social parisien, tout le monde sera souvent absent. Dans un hôtel à Nice, un restaurant à Lyon ou une clinique à Lille, l’activité peut continuer presque normalement.
Le 1er janvier reste un jour très calme en France. Les bureaux sont fermés, les administrations aussi, et une partie des équipes ne reprend vraiment qu’après le premier week-end de l’année. Côté recrutement, inutile de s’inquiéter si vous envoyez une candidature le 2 janvier et que personne ne répond tout de suite. La reprise est souvent lente, surtout dans les fonctions support.
Pour poser ses congés, ce jeudi peut devenir intéressant si l’entreprise accepte un pont le vendredi 2 janvier. Certaines structures l’anticipent, d’autres exigent la pose d’un RTT ou d’un jour de congé payé.
Le lundi de Pâques est bien férié en France. En revanche, le Vendredi saint ne l’est pas au niveau national. C’est une différence qui surprend souvent les personnes habituées à d’autres pays européens, ou même à l’Alsace-Moselle où le Vendredi saint peut être chômé. Pour les équipes internationales, cette nuance crée régulièrement des malentendus dans les agendas.
Ce lundi offre un week-end de trois jours classique. Dans les entreprises de services, l’activité ralentit souvent dès le jeudi précédent, surtout si les écoles sont aussi en période de vacances selon les zones.
Le 1er mai occupe une place à part. Juridiquement, c’est le jour férié le plus protecteur pour les salariés. En principe, il est chômé et payé. Les seules vraies exceptions concernent les établissements qui ne peuvent pas interrompre leur activité, par exemple les hôpitaux, les transports, certains services d’urgence, ou des activités touristiques selon leur fonctionnement.
Quand un salarié travaille le 1er mai, la rémunération est majorée. En pratique, on parle souvent d’un doublement du salaire pour cette journée, selon les règles applicables. C’est un point de paie à vérifier de près.
En 2026, le 1er mai tombe un vendredi. C’est la configuration la plus appréciée, parce qu’elle offre un week-end de trois jours sans poser un seul congé. Dans le commerce, la restauration et le tourisme, il faut toutefois s’attendre à une activité soutenue.
Une semaine après le 1er mai, nouveau vendredi férié. Pour les RH et les managers, cette séquence de deux semaines peut devenir compliquée. Absences, congés, baisse de disponibilité des prestataires, retards de validation, tout s’enchaîne vite. Dans les équipes de recrutement, on observe souvent des délais plus longs entre le premier entretien et le retour final à cette période.
Pour les salariés, c’est l’une des meilleures dates de l’année. Deux vendredis fériés en huit jours, ça change franchement le niveau de fatigue du mois de mai. Pour les employeurs, mieux vaut caler les échéances sensibles avant fin avril ou après la mi-mai.
L’Ascension est le grand classique du pont. En France, l’expression “faire le pont” n’est pas une image vague, c’est presque une discipline nationale. Quand le jeudi est férié, beaucoup de salariés posent ou récupèrent leur vendredi 15 mai. Certaines entreprises ferment même complètement sur quatre jours.
Si vous devez organiser une réunion importante avec une équipe française cette semaine-là, évitez le vendredi. Et si vous recrutez, ne programmez pas une étape décisive le pont de l’Ascension en espérant des réponses rapides. Vous allez courir après les agendas.
Le lundi de Pentecôte est férié, mais il a une petite réputation de casse-tête à cause de la journée de solidarité. Depuis sa mise en place, beaucoup d’entreprises utilisent cette date comme journée travaillée non majorée, destinée à financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou en situation de handicap. D’autres choisissent un autre jour, ou retirent une heure sur plusieurs journées.
Conséquence concrète, deux salariés d’entreprises différentes peuvent vivre ce lundi de façon totalement opposée. L’un est en repos, l’autre travaille normalement. Si vous arrivez dans une nouvelle société en 2026, vérifiez la règle dès votre prise de poste. C’est un sujet qui crée des incompréhensions tous les ans.
Le 14 juillet tombe un mardi. Cette configuration est excellente pour ceux qui peuvent poser leur lundi 13 juillet. Avec un seul jour de congé, on obtient quatre jours d’affilée. Dans les grandes villes et zones touristiques, c’est aussi une période où les déplacements coûtent plus cher, où les hébergements montent vite, et où la fréquentation explose autour des feux d’artifice et événements publics.
À Paris, évidemment, l’impact est fort. Défilé militaire, restrictions de circulation, tourisme accru, horaires modifiés dans certains services. Pour les entreprises qui reçoivent des clients ou partenaires étrangers, mieux vaut anticiper la logistique.
L’Assomption tombe un samedi en 2026. Pour une majorité de salariés en horaires classiques du lundi au vendredi, ce jour férié est donc perdu. Il n’y a pas de report automatique au lundi 17 août. Certaines conventions collectives prévoient des compensations, mais ce n’est pas la règle générale.
Août reste en plus le mois des congés par excellence. Dans certaines PME, l’activité ralentit franchement entre le 1er et le 20 août. Dans l’industrie, des fermetures annuelles subsistent encore. En recrutement, c’est souvent une période molle. Les candidatures continuent d’arriver, mais les réponses prennent du temps.
Même logique que pour l’Assomption. La Toussaint tombe un dimanche, donc pas de jour récupéré pour la plupart des salariés. Elle garde une forte dimension culturelle et familiale, avec les visites au cimetière et les hommages aux proches disparus, mais son effet sur le temps de repos est limité cette année-là.
Pour les équipes RH, cette période marque souvent le début de la dernière ligne droite avant la fin d’année, avec les entretiens annuels qui se préparent, les arbitrages budgétaires et les embauches à boucler avant décembre.
Le 11 novembre en milieu de semaine coupe le rythme sans offrir un week-end prolongé immédiat. C’est typiquement le genre de date qui pousse certains salariés à poser deux jours, le lundi 9 et le mardi 10, ou le jeudi 12 et le vendredi 13, pour fabriquer une pause plus longue.
Côté organisation, les jours fériés tombant un mercredi ne sont pas les plus simples. Ils fragmentent la semaine, compliquent les plannings d’équipes et cassent la continuité sur les projets. Pour un manager, mieux vaut éviter de fixer un livrable critique au jeudi 12 novembre au matin.
Noël arrive un vendredi en 2026. Très bon cru, donc, pour les salariés. Beaucoup d’entreprises connaissent déjà un ralentissement prononcé la semaine de Noël, parfois dès le 22 ou le 23 décembre. Les clients répondent moins, les signatures se décalent, et les décisions importantes attendent souvent janvier.
Attention à une différence bien française. Le 26 décembre n’est pas férié partout. Il l’est en Alsace-Moselle, pas dans le reste du pays. Si vous travaillez avec des équipes à Strasbourg, Metz ou Mulhouse, cette journée peut créer un décalage de disponibilité très concret.
La France est centralisée, mais pas totalement uniforme. En Alsace et dans le département de la Moselle, certains jours supplémentaires sont fériés. Les deux plus connus sont les suivants.
Dans les faits, cela change réellement l’organisation. Une entreprise avec un siège à Paris et une antenne à Strasbourg peut avoir une partie de ses équipes absentes pendant que l’autre travaille normalement. Pour les recruteurs, les commerciaux et les chefs de projet, ce décalage mérite d’être intégré aux calendriers partagés.
Un exemple très concret, un candidat basé à Metz peut être indisponible le 26 décembre alors qu’un recruteur marseillais reprend son activité habituelle. Sans connaissance de cette spécificité, on pense vite à un oubli ou à un manque de réactivité.
C’est probablement le point qui génère le plus d’erreurs. Le Code du travail fixe un cadre, mais il ne règle pas tout dans le détail. Pour savoir si vous travaillez un jour férié, s’il est payé, s’il ouvre droit à majoration ou à récupération, il faut vérifier plusieurs niveaux de règle.
Dans beaucoup d’entreprises de bureau, les jours fériés sont simplement chômés et payés. C’est devenu une pratique courante. Mais ce n’est pas une vérité absolue pour tous les secteurs.
Le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé, sauf dans les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent pas interrompre le travail. Si un salarié travaille ce jour-là, il a droit, en principe, à une indemnité égale au montant du salaire de cette journée, en plus du salaire correspondant au travail accompli. Autrement dit, la journée est payée double.
C’est une règle bien plus protectrice que pour les autres jours fériés. En paie, une erreur sur le 1er mai se voit vite et peut coûter cher à l’employeur en cas de contrôle ou de contestation.
Pour les 10 autres jours fériés nationaux, les choses sont plus nuancées. Le jour peut être chômé, travaillé, majoré ou récupéré selon les textes applicables. Dans certaines conventions collectives, les salariés bénéficient d’un repos payé. Dans d’autres, le maintien de salaire dépend de l’ancienneté ou d’une présence la veille et le lendemain.
Un salarié qui change de secteur passe parfois d’un régime très favorable à un cadre beaucoup plus strict. C’est fréquent chez les profils qui quittent un grand groupe pour une petite structure, ou l’inverse.
Dans ces secteurs, les jours fériés font partie de la réalité du métier. Un service hospitalier ne ferme pas pour le 8 mai. Un hôtel en bord de mer a souvent encore plus de clients un week-end férié. Un réseau de transport doit maintenir une offre minimale, parfois renforcée.
Les bonnes questions ne sont donc pas seulement “est-ce que je travaille ?”, mais aussi “avec quelle majoration ?”, “est-ce qu’il y a un repos compensateur ?”, “comment cela apparaît-il sur ma fiche de paie ?”, et “quelle règle s’applique si mon planning tombe ce jour-là ?”.
Là encore, pas de réponse universelle. Si vous ne travaillez jamais le samedi et qu’un férié tombe un samedi, vous ne récupérez pas automatiquement ce jour. Certaines conventions prévoient un jour de remplacement ou un compteur spécifique, mais il faut un texte pour cela. En l’absence de disposition favorable, le férié est simplement perdu.
C’est exactement ce qui arrivera à beaucoup de salariés en 2026 avec le 15 août.
La journée de solidarité reste mal comprise, y compris par des salariés expérimentés. Son principe est simple sur le papier, un jour de travail supplémentaire non rémunéré comme tel pour le salarié, en contrepartie d’une contribution patronale destinée au financement de l’autonomie. Dans la pratique, sa mise en œuvre varie énormément.
Si vous rejoignez une nouvelle entreprise, demandez tout de suite comment la journée de solidarité est organisée. C’est une question basique, mais très utile. Elle évite les surprises sur le planning et sur la paie.
2026 permet quelques bons coups si vous posez vos jours au bon moment. Sans faire de miracle, on peut clairement améliorer son nombre de jours de repos consécutifs.
Si votre entreprise fonctionne avec un système de RTT, combinez-les avec les ponts les plus rentables. Beaucoup de salariés réservent leurs congés payés pour l’été et utilisent leurs RTT sur les semaines courtes. C’est souvent la stratégie la plus efficace.
Le mois de mai sera très demandé. Avec le 1er mai, le 8 mai, l’Ascension le 14 et la Pentecôte le 25, les managers vont voir affluer les demandes. Dans les services où la continuité est indispensable, il est fréquent que les règles de priorité soient déjà connues, rotation d’une année sur l’autre, ancienneté, situation familiale, ou validation selon l’effectif minimum requis.
Mon conseil RH est simple, ne vous y prenez pas à la dernière minute. En mai, les meilleurs créneaux partent vite.
Les jours fériés influencent fortement les process de recrutement. Ce n’est pas théorique, on le voit tous les ans. Entre un CV reçu et une réponse, entre deux entretiens, entre une promesse d’embauche et le contrat, quelques jours fériés mal placés suffisent à rallonger le délai de 7 à 15 jours.
Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas postuler. Au contraire. Beaucoup de candidats attendent la “bonne” période et saturent les recruteurs au même moment. Une candidature envoyée pendant une semaine calme peut être lue dès la reprise, avec moins de concurrence immédiate. Il faut simplement ajuster ses attentes sur les délais.
Pour les recruteurs, mieux vaut éviter de lancer un process express la semaine de l’Ascension ou de promettre un retour “d’ici vendredi” quand trois décideurs sont en pont. La qualité de l’expérience candidat se joue aussi là-dessus. Un délai expliqué vaut toujours mieux qu’un silence.
Les jours fériés sont prévisibles. Justement, il faut s’en servir. Une équipe mal préparée subit les absences. Une équipe bien organisée les absorbe sans drame.
Un bon réflexe consiste à bloquer à l’avance les semaines sensibles dans les plannings de projet. Cela évite de lancer un déploiement, un audit ou un changement d’outil juste avant un pont massif. Ça paraît évident, pourtant beaucoup d’équipes tombent encore dans ce piège.
Du côté salarié, il y a trois réflexes à avoir. Lire sa convention collective, vérifier son compteur de RTT, et poser ses demandes tôt. Du côté candidat, il faut surtout garder son sang-froid si les réponses ralentissent autour des fériés. Un recruteur absent quatre jours n’a rien d’exceptionnel en mai.
Une relance le mardi suivant un long week-end aura souvent plus d’effet qu’un message envoyé le vendredi du pont de l’Ascension à 16 h 30. Ça semble basique, mais c’est le genre de détail qui fait gagner du temps.
Si vous voulez aller à l’essentiel, retenez ceci. Mai 2026 sera le mois le plus favorable aux week-ends prolongés. Juillet offrira un beau pont potentiel avec le 14 juillet un mardi. Noël tombera très bien, un vendredi. En revanche, l’Assomption et la Toussaint tomberont le week-end, sans report automatique pour la majorité des salariés.
Le calendrier 2026 est donc intéressant, sans être exceptionnel. Il récompense surtout les personnes organisées, et pénalise un peu celles qui comptaient sur les fériés d’août et de novembre pour souffler sans poser de congés.
Pour vérifier un point juridique ou une règle sectorielle, mieux vaut partir des textes et des informations publiques de référence. Les pages suivantes sont utiles.
Les conventions collectives restent décisives. Avant de conclure qu’un jour est forcément chômé, majoré ou récupéré, vérifiez le texte qui s’applique à votre situation. C’est la seule façon d’éviter les mauvaises surprises.
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